Mes premiers pas au Paraguay, le méconnu d’Amérique du Sud

A la frontière de trois gros pays convoités que sont l’Argentine, le Brésil et la Bolivie, le tout petit Paraguay est souvent laissé de côté sur l’itinéraire des longs voyages en Amérique du Sud. Une semaine ne serait pourtant pas de trop, pour découvrir ce pays si mystérieux. Il y a un an tout pile justement, j’embarquais en direction du Paraguay pour la première fois. Une première visite qui ne sera sûrement pas la dernière ! Beaucoup d’entre vous pense que j’ai des origines de ce pays tant j’en parle souvent. Je ne suis pas née là-bas, je le suis devenu avec le temps 😉 En fait, j’ai beaucoup d’attaches dans ce pays avec des amis qui vivent aussi à Paris et que j’ai rencontré de fil en aiguille. Ce qui fait que maintenant je m’y sens liée.

Quand on voyage, il y a des pays avec lesquels ça le fait et d’autres avec lesquels on accroche moins, on sent s’il y a un coup de coeur et je dois dire que le Paraguay fait partie de ceux qui l’ont fait le plus battre. Un an après, je retrace pas à pas cette aventure avec vous en partageant tout ce que j’avais écrit au jour le jour lors de cette première semaine là-bas, ponctuée de superbes découvertes et aussi de choc des cultures ! En une semaine, nous avons pu largement faire la capitale et de jolies villes des environs.

Vendredi 13 Avril 2018 : Paris – Objectif Amérique du Sud

Paris-Aéroport CDG Terminal 1

Après de longs mois d’attente pour ce voyage tant attendu, l’heure est enfin venue de partir à la découverte de ce continent que j’affectionne depuis des années avec sa culture latine joyeuse ! Et c’est départ un vendredi 13, qui j’espère, va nous porter chance dans ce fabuleux voyage !

21h : Après avoir passé tous les contrôles de passeport et de bagages, nous arrivons à la porte d’embarquement. Malheureusement il n’y a rien pour se poser et manger. Nous décidons de revenir en arrière de toutes les procédures et de redescendre tout le terminal pour trouver le McDonald’s. Il est au sous-sol. Nous prenons à emporter et remontons et repassons tous les contrôles avec notre encas pour nous faire patienter avant l’embarquement.

22h : Embarquement. L’aventure est prête à commencer. Nous partons avec la compagnie LATAM qui nous accueille avec une lumière rose tamisée dans l’appareil. Une fois qu’on a pris place, le stress et l’excitation sont à leur comble ! Faites que ces longues heures passent vite !

23h : Décollage pour un vol de 12 heures en direction de São Paulo, notre première escale avant d’arriver à la destination finale de Asunción. La Tour Eiffel nous adresse un dernier aurevoir d’un signe de son faisceau lumineux. À très vite ma jolie ville, ce n’est qu’un aurevoir ! Je me suis servie de cette première heure pour effacer des photos de mon téléphone afin de faire de la place à toutes celles qui nous attendent !!

Samedi 14 Avril 2018 : Asunción

00h23 : Le dîner est servi avant de partir dans les bras de Morphée pendant plusieurs heures. Le choix s’est fait entre un plat végétarien ou de la viande ou du poulet. Le végétarien était excellent sous forme de tortellinis aux champignons agrémentés d’une petite sauce au fromage goûteuse et des herbes. Et une douceur de gâteaux chocolatés d’une biscuiterie bretonne en guise de dessert. Très très bons !

9h17 (5h17 heure brésilienne) : Nuit noire à travers le hublot, nous remontons le temps et c’est quand même maintenant l’heure du petit-déjeuner après plusieurs heures de vol déjà, choix entre crêpe aux fruits rouges, fraise-myrtille ou un croissant jambon-fromage avec des fruits ou un yaourt. Miam ! Bientôt nous allons toucher le continent !

9h53 (5h53 heure brésilienne) : première image brésilienne nocturne depuis l’avion et nous nous posons enfin à São Paulo.

10h heure de Paris (6h du matin heure locale) / Aéroport International de Guarulhos : Nous avons tout juste le temps de récupérer notre bagage et de le ré-enregistrer pour le prochain vol qui décolle à 7h30 et qui durera 2h15. 1h de décalage horaire est à considérer entre le Paraguay avec le Brésil, l’Argentine et l’Uruguay, on arrivera à 8h44 heure locale paraguayenne. Les vols internationaux ne sont pas très bien indiqués dans l’aéroport de Guarulhos, seulement les vols domestiques, ce qui nous a rendu la tâche difficile. De plus, les agents ne font pas beaucoup d’effort pour parler une autre langue que le portugais. Il fallait finalement suivre le chemin des vols domestiques et revenir au 2ème étage. Pour ré-enregistrer les bagages, il n’y avait qu’une seule grande file où un agent appelait les passagers aux comptoirs par destinations : Buenos Aires, Montevideo, Asunción etc

En cherchant notre nouvelle porte d’embarquement, nous passons devant toutes les boutiques de l’aéroport, on voit du café brésilien, des grosses bouteilles d’alcool dans des rayons massifs, des tenues fleuries annonçant la couleur et la chaleur d’ici, un Victoria Secret…et on arrive face à un chaleureux lever de soleil, il est maintenant 6h45, on comprend mieux ce que veulent dire les 20 degrés si tôt le matin !

6h45 : Nous voici maintenant prêtes à embarquer pour la belle et tant attendue Asunción. Dans la file, un homme paraguayen nous aborde, il vient de Strasbourg où il a étudié et s’étonne de voir deux françaises aller dans cette ville qui n’est pas très touristique en règle générale. Nous lui répondons que nous connaissons des amis là-bas. J’ai effectivement hâte d’arriver pour retrouver Martin, un ami de longue date, à qui j’avais promis de venir si un jour je venais en Amérique du Sud. Cela fait 2 ans que je ne l’ai pas vu depuis qu’il est rentré de Paris vers le Paraguay !

7h30 : Le décollage nous laisse entrevoir les gratte-ciels et la Skyline de São Paulo. On se rend compte à quel point le territoire est grand. Petit coffee break et on arrive bientôt, enfin !!!

8h45: Atterrissage à Asunción aaaaaah we dit it ! Le sourire ne me quitte pas, entre l’euphorie et la fatigue qu’il faut combattre, c’est la banaaane !

9h : Retrouvailles avec Martin puis rencontre avec sa mère Maria et son frère Arturo, tellement adorables ! Un pur bonheur d’être ici ! Avant d’y aller, on tire nos premiers guaranis à l’automate de l’aéroport. Une fois quelqu’un m’a dit « ici avec 100€ tu es millionaire! », conseil avisé et conseil suivi. On découvre effectivement après que la vie n’est pas chère, comparée à l’Europe. Puis direction notre maison chez l’habitant local :p avec un premier tereré, la boisson vénérée des paraguayens, et les chats de la famille qui se demandent qui sont les nouvelles arrivantes ! J’aime déjà trop cette petite tribu d’animaux!

13h : Nous voici déjà dans le centre de Asunción au Centre commercial Paséo La Galeria au sein de son imposant building où le soleil reflète ! Le centre est tellement propre que le sol brille de mille feux et on y découvre ses 3 étages. Arrêt chez Don Vito pour nos premières empanadas du séjour, ces petits feuilletés fourrés aux saveurs latines qu’on avait bien hâte de tester. Bien affectée par le décalage horaire, je ne suis même pas consciente qu’il et l’heure du midi ici, je suis à l’heure française du goûter 🙂

Justement quand cette heure arrive enfin dans ce nouveau lieu, nous nous posons au Juan Valdez Café, avec une portion généreuse de tarte au dulce de leche, une spécialité locale et c’est aussi le moment de faire un apprentissage de mots en guarani. Ici la stevia, d’origine du Paraguay, est un sucre quinze fois plus puissant qu’un traditionnel, se prononce ka’a hee !

16h : Balade sur la Plaza de la Libertad et son petit marché local. C’est ici que nous découvrons pour la première fois ce que sont les tissus ñandutis, une matière locale de dentelle signifiant en Guarani (le deuxième langage local) toile d’araignée. Tout l’artisanat est là, entre porte-monnaies, verres de tereré, tasses, vêtements, que de magnifiques objets qui feront de beaux souvenirs à ramener et à garder précieusement.

16h30 : En place pour le coucher de soleil face au Río Paraguay sur la Costanera d’un côté, et à la skyline d’Asunción avec son sublime Palacio López, de l’autre.

 

Le Panthéon National des Héros et la Casa Independencia (Maison de l’Indépendance) sont aussi des monuments symboliques de la ville à voir ici.

18h : On termine cette première journée au Lycée International Français et ses jeunes qui sont en plein match. Beaucoup de mes amis à Paris et leurs frères et soeurs ont étudié et continuent d’étudier là-bas, c’est pour ça qu’ils parlent aussi bien la langue. La température est tiède, la fraîcheur du printemps d’où l’on vient est remplacé par une agréable impression de milieu estival.

 

Dimanche 15 Avril 2018 : San Bernardino

Le réveil se fait avec les chats de Martin, apparemment les filles Asura et Sindu nous entendent discuter et veulent rejoindre le groupe ! On prend ensuite la route pour notre deuxième jour à la découverte de la belle Asunción, direction le Café de Aca, une bonne adresse du coin. Nous sommes 5 dans la voiture pour 4 places et l’ambiance est au top avec la musique latinaaa, j’adore l’énergie de Martin !! Quel réel plaisir d’être ici !

Nous arrivons au café, c’est un lieu splendide aux dalles noires et blanches à l’intérieur, avec son côté salon de thé, puis dehors le côté restaurant sous une belle verrière naturelle avec une ancienne fontaine et des plantes. Le décor est buccolique. C’est parti pour goûter plein de spécialités locales ! Je vous mets le détail sur la photo juste en dessous. Mbeju, sopa paraguaya, pastel mandio, chipa, empanadas, chipa guazu, fait avec de la farine, du manioc, de la farine de maïs, etc déjà une addiction à tout ça. Ici, ce qui fait beaucoup parti de la culture, c’est la boisson locale à base de plante de maté, le tereré, que je mentionnais plus haut et les asados, ces barbecues géants conviviaux qui rassemblent tout un quartier. 

Dans la conversation je demande un nouvel apprentissage du langage guarani, et voici un nouveau mot dans notre vocabulaire : Mba’e teko qui veut dire « comment ça va ? ».

Puis c’est reparti, on reprend la route direction San Bernardino pour voir le coucher de soleil et découvrir ce spot de djeuns ! Palmiers, petites cabanes sur l’eau, étendues verdoyantes et le soleil au loin, qui amorce sa descente, c’est le moment opportun pour aller prendre de délicieux beignets à La Alemana dont on nous parle beaucoup, ce serait l’incontournable boulangerie du coin. On se pose au bord du lac, pour les déguster, sur fond de soleil couchant rosé orangé, comme une bien belle soirée d’été.

Lundi 16 Avril 2018 : Aregua

La journée débute par un petit-déjeuner sur la terrasse d’un centre commercial de Asunción, avec un jus de pêche et un typique cocido, une sorte de thé local fait avec de la yerba mate, du charbon, de l’eau et du sucre. Puis nous partons à 28km de là vers Areguá, une petite perle coloniale de ville, aux abords du lac Ypacaraí, où les Paraguayens ont l’habitude de passer des week-ends et profiter de l’été, qui y est sans doute plus animé que la période déserte où nous avons été.

Arrivés à destination, nous passons devant une rue entière de poteries et céramiques, encore une fois de belles oeuvres de l’artisanat paraguayen. Puis nous continuons jusqu’à l’église de la ville.

Nous nous stoppons sur le chemin à une ancienne gare ferroviaire, station de train abandonnée, qui nous intrigue puis décidons d’aller sur le site quelques instants.

Puis nous allons voir la plage un peu loin avec sa jetée et ses marécages faisant face au lac Ypacaraí.

 

Retour vers Asunción pour l’heure du thé, on se pose à la Pasteleria Ceci Gross. Puis en soirée, rencontre avec l’adorable Adri, une copine avec qui j’échange sur Instagram sans qu’on ne se soit déjà rencontrées, alors il fallait remédier à ça maintenant que j’étais sur place 🙂 Et nous voici au restaurant Bolsi, très fameux par ici puis nous finissons la soirée le long de la Costanera et sa jolie skyline de nuit.

Ce soir là, nous avons pu apprendre que la corruption est très présente et que ce n’est pas forcément très sûr le soir dans les rues du centre-ville. Pour garantir la préservation des voitures garées contre des casseurs, il faut donner de l’argent à un « garde » pour qu’ils leur signifient que celle-ci ou celle-là peuvent être épargnées.

Mardi 17 Avril 2018 : Atyrá

Nous nous rendons aujourd’hui à 1h de Asunción, pour une visite très intéressante de la ville d’Atyrá. Apparemment, elle est réputée pour être la ville la plus propre du paysNous commençons par son église franciscaine San Francisco de Asis et ensuite nous nous dirigeons vers une zone retirée où se trouve la Casa de Retiros Marianela, dans la région de Cordillère de Altos. Au loin, nous apercevons déjà la tour de cette maison de retraite construite dans ce lieu volontairement éloigné, isolé, en plein milieu de la végétation. Un espace pour échapper à la routine de la ville qui invite à se déconnecter en profitant du paysage, du calme de la nature et de la tranquillité. Voyons comment est organisée la structure. 

Ce centre est géré par la congrégation du « Très Saint Rédempteur »Gros complexe architectural de 7000m2, il est inspiré des monastères médiévaux européens, d’ailleurs il serait une sorte de réplique d’un monastère de la Grèce antique de l’époque. Initialement l’idée émanait d’architectes italiens. Mais la réalisation, achevée seulement en 2008, confiée au père Atilio Cordiolia, responsable du lieu, s’est faite avec une main d’oeuvre entièrement paraguayenne. Près de 150 000 ouvriers ont travaillé sur place, avec parmi eux, des artistes remarquables d’Atyrá, chargés des vitraux, des sols, des portes en bois sculptées et des peintures ornant l’église. Comme les monastères du Moyen Âge, la construction se compose de deux cloîtres intérieurs avec des couloirs à l’intérieur, l’église est au centre dédiée à Notre Mère de l’Aide Perpétuelle, les locaux publics avec la salle à manger sont dans une aile et les habitations sont dans une autre.

Marianela dispose de cinq salles où s’organisent des retraites spirituelles, des consultations matrimoniales, des confessions, des ateliers, des conférences, des séminaires, des anniversaires d’enfants, des mariages, des événements sociaux et commerciaux ou tout simplement peut constituer un lieu de repos pour la famille.

De larges corridors en arcs séparent les patios intérieurs et les murs ont divers détails avec différents matériaux appliqués comme on peut le voir. L’esthétique de l’architecture se conjugue avec le verdoyant, le silence et le ciel, tout cela en fait un lieu paisible qui invite à la méditation. Les installations modernes de Marianela offrent à ses visiteurs 86 chambres doubles, 200 lits, toutes avec salle de bain privée, cinq auditoriums, une salle à manger pouvant accueillir 180 personnes, une église centrale, une chapelle latérale, des jardins intérieurs entourés de cloîtres. Cette maison de retraite est effectivement située dans un domaine de 58 hectares, il y a de quoi faire. 

Les habitations sont toutes différentes, elles furent réalisées avec des restes de tuiles et de céramiques récupérées de démolitions en Italie. Elles ont une ouverture horizontale dans la partie supérieure des murs qui permettent ainsi le passage du vent, ainsi elles sont bien aérées. L’église, à la structure de type amphithéâtre, possède une coupole assez singulière faite de briques. Chaque porte est faite de bois massif, les fragments de céramiques se forment telles de grandes mosaïques. Enfin, les salles intérieures abondent d’oeuvres d’artistes locaux, l’art d’ici est bien mis en valeur. 

En effet, Marianela met en avant l’art paraguayen. Comme le déclare le père Atilio Cordiolia « Dans l’ADN des Paraguayens, il y a beaucoup d’habileté artistique…seulement ce n’est pas assez reconnu, qui a un peu d’argent pourrait embellir votre maison avec des oeuvres d’art faites par les Paraguayens, ici il y a assez d’artistes, la porte, les fenêtres et même les sols ont été réalisés avec le travail et l’art paraguayens « .  Pour lui, ce petit monastère est « l’endroit où vous allez vous reposer, après la routine de la ville, le trafic, un lieu pour passer quelques jours loin de tout. C’est Marianela, un endroit où chacun peut venir recharger les batteries ».

Une autre caractéristique principale qui fait de ce lieu un lieu unique, est que la propriété se sert de ses propres biens pour la cuisine. Ils disposent de leur propre potager, leurs animaux et leurs arbres fruitiers en quantité suffisante pour qu’ils s’approvisionnent eux-mêmes. La seule chose qui vient d’Italie est l’huile d’olive et les pâtes.

Nous poursuivons vers Casa del Monte, une sorte de club camping de luxe en pleine nature qui sur un terrain de 27 hectares comprend 18 lodges/habitations climatisées, un restaurant avec un mirador panoramique à 300m de hauteur, une piscine, un spa et un mini zoo, avec des perroquets, lémurs, paons et singes notamment. Après je ne vous cache pas que ça me fait toujours mal au coeur de voir les animaux enfermés en cage de cette manière. Comme j’ai pu immortaliser sur cette photo, ce petit singe a l’air vraiment malheureux et je le comprends…

Dans cette zone, beaucoup en profiterait pour acheter des terrains et les développer.

Mercredi 18 Avril 2018 : Itauguá – San Jeronimo

Petit tour à Itauguá en matinée pour se rendre dans les magasins à la recherche d’une robe en dentelle Ñandutí. Ceux qui me connaissent savent que j’aime toujours rapporter des accoutrements ou accessoires locaux d’un voyage 🙂

Nous y achetons des dessus de table pour une quinzaine d’euros (210,000 guaranis) et j’essaye une robe de danse Paraguayenne bien colorée. Très jolie mais je ne l’ai pas prise car trop chère. Les prix séparés étaient de 50€ pour le top et 500€ pour la jupe qui a nécessité 3 mois de réalisation. Le travail est très minutieux ça se voit dans le détail et au toucher.

Le midi, retour au bercail, à Asu (diminutif de Asunción) précisément dans le quartier du lycée international français où nous allons manger au restaurant La Galette, stratégiquement placé là ! Un beau lieu créé par un pur breton expatrié, tombé amoureux du Paraguay, qui a ouvert son propre restaurant.

L’après-midi, fin de journée, se fait dans le quartier de Loma San Jeronimo, toujours dans Asu, où le charme des maisons colorées opère directement avec moi !

 

Des chats, des enfants, des escaliers avec la Casa del Mojito, il n’en faut pas plus pour être conquis par ces ruelles.

 

C’est justement derrière ces maisons que se situe l’entrée d’un mirador avec une terrasse rooftop donnant sur la ville entière. L’entrée coûte 2000 guaranis (moins de 0,30 centimes) pour profiter d’une jolie vue au coucher de soleil !

 

Nous voici en haut de la terrasse avec une perte de vue sur le Río Paraguay d’un côté et les buildings de la ville de l’autre puis encore un autre avec le soleil de braise derrière un arbre, une image qu’on croirait prise en Afrique !

 

En redescendant, nous tombons sur ce grand stade toujours aux couleurs de ce que nous avons vu plus tôt.

Le soir, en route vers un quartier aisé de la ville, où les maisons ici ont des piscines et on sent que des architectes sont passés par là tant les intérieurs sont des réussites, joliment décorés et agencés. C’est là aussi qu’on se rend compte qu’au Paraguay, la pauvreté côtoie la richesse comme partout.

Jeudi 19 Avril : Centre-ville d’Asunción

Après l’avoir vu de nuit, nous allons le découvrir de jour, ce centre-ville de Asunción. Nous prenons un bus depuis la maison de Martin qui nous dépose à la Plaza Uruguaya et de là nous nous enfonçons petit à petit dans les rues.

Petite info sur le bus local, j’avais encore un pied dehors quand il a commencé à démarrer, alors si vous voulez un conseil montez vite !

  

Le centre et son ambiance coloniale…lors de ces prises devant ces façades colorées, des ouvriers sur le toit d’en face nous souriaient, alors c’était encore plus facile de sourire à notre tour pour la photo ! 🙂

Nous nous accordons une pause empanadas et guarana suivi d’un café chez Martinez (encore une enseigne très connue ici) après cette balade intense.

Vendredi 20 Avril : Mercado 4

Le jour du marché a sonné ! Aujourd’hui nous nous rendons sur le Mercado Cuatro où j’espère bien trouver ma robe Ñandutí. Un peu à la manière du bazaar à Istanbul ou du souk de Marrakech, le marché est gigantesque, il part dans tous les sens. On se perd parmi les étalages de vêtements, de fleurs, de fruits et légumes, de fromages, de viandes etc

 

Et on croise un petit chat perdu en plein milieu de cette agitation.

Et j’ai finalement trouvé ma robe ! J’ai essayé plusieurs couleurs et me suis décidée sur une jaune, la couleur du soleil.

 

Nous sommes ensuite parties du 21 au 26 Avril à Rio puis revenues quelques jours entre le 27 Avril et le 1er Mai à Asu, le temps de se faire une raclette, ramenée de France spécialement pour l’occasion, sous 38 degrés, une expérience assez fun à faire. Juste avant de repartir du 1er au 9 Mai en Argentine et en Uruguay.

 

Vendredi 11 Mai et Samedi 12 Mai : Ciudad del Este

Pour notre week-end à Iguazú, nous avons fait le chemin depuis Asu vers Ciudad del Este (6h en bus), la ville la plus proche du Paraguay de la frontière pour les visiter. Retrouvez ici l’article sur les chutes d’Iguazú.

A l’intérieur d’un centre commercial, un petit parc d’attractions avec une patinoire et un parc de luminaires.

Dimanche 13 Mai 2018 : derniers jours dans la capitale paraguayenne

Après notre retour d’Argentine, d’Uruguay et des chutes d’Iguazú, nous passons nos derniers jours à Asunción avant de retourner à Paris.

On a vu naître des petits chats, joué au loto local et perdu (les grilles s’achètent à des hommes au hasard dans la rue soit on les voit brandir les papiers quand on est en voiture, arrêté à un feu, soit vers les gares, soit dans le centre ville sur les petites places. En fait la chance de gagner c’est déjà d’avoir la chance de tomber dessus ! On a aussi vu encore un beau coucher de soleil et une ambiance de fête sur la Costanera, et un dernier aurevoir au Palacio de López. Des scènes de vie qui m’ont marqué tant j’aime cette culture.

Près du centre commercial Pinedo Shopping, une visite aussi sur le rooftop du Sheraton pour avoir une vue imprenable encore une fois.

C’était aussi le week-end précédant la Fête Nationale du pays (le 15 Mai), alors l’ambiance festive était de mise dans les rues!

Dans la balade, nous passons encore par un petit marché local, le dernier plaisir de voir ces tasses avec l’inscription « Rohayhu » (qui signifie « Je t’aime » en guarani) ou les petites poupées symbolisant les danseurs et danseuses en tenue locale et robe Ñandutí.

Cette poupée en robe rose avec son pot dans la main est maintenant posée en déco chez moi 🙂

Lundi 14 Mai 2018 : fin du voyage

Voilà le jour tant redouté, celui du retour. Après un mois sur le territoire à s’être habitué au rythme et acclimaté, l’envie de rentrer n’est absolument pas présente, bien au contraire, c’est plutôt l’envie de prolonger qui prend le dessus. Mais le bon côté des choses, c’est qu’il faut bien rentrer si l’on veut revenir n’est-ce pas ? 😉

Pendant notre séjour, nous aurons donc vu pour cette fois Aregua, Itauguá, Atyrá, Asunción, San Bernardino et Ciudad del Este. J’aurais aimé faire Trinidad avec les ruines jésuites, Encarnación, le barrage d’Itaipu et la région du Chaco avec sa réserve de flamants roses, ou encore les chutes Saltos de Monday, mais ce sera pour la prochaine fois !

Je parlais de choc de cultures dans mon introduction alors je voudrais reprendre quelques faits constatés sur place et finir là-dessus.

Tout d’abord, la culture est très familiale et forme une communauté très solidaire et chaleureuse, très souriant et ouverte aussi concernant l’accueil des autres chez eux. Disons qu’ils ouvrent facilement leur porte. Un soir, nous étions invités chez l’ami d’un ami qui fêtait son anniversaire; les parents ne nous connaissaient pas et nous ont accueillis les bras ouverts dans leur jolie demeure, surtout contents d’avoir parmi eux des françaises 🙂

Outre cette culture conviviale et attachante, il y a aussi quelques points noirs. Beaucoup de corruption, un peu de machisme des hommes, parfois irrespectueux, et à côté des femmes courageuses, persévérantes et ambitieuses qui font tout pour s’en sortir. Et surtout ce qui m’a le plus contrariée : la non-fiabilité, une mentalité particulière de la culture latine ! Le rendez-vous est fixé mais personne ne vient et ne te prévient ou les plans changent souvent à la dernière minute. Heureusement rien à dire sur la ponctualité des autocars de Sol de Paraguay en direction de Ciudad del Este par exemple qui eux, partaient bien à l’heure ! Par rapport aux bus locaux, il faut se méfier car ils sont blindés et démarrent à l’arrache, j’avais encore un pied dehors quand il a commencé à avancer, petite montée de stress, alors en termes de sécurité routière on repassera…Cependant, parfois aussi des informations peu claires sur les prix parfois ou sur les tarifs des hôtels qui font perdre du temps. Autrement, dans les supermarchés et d’autres lieux, on ne rend pas forcément la monnaie, mieux vaut le savoir car ça peut choquer les européens qui ont l’habitude des comptes ronds; d’autant qu’à côté de l’Europe, le pouvoir d’achat ici peut nous paraître immense tant ce n’est pas cher une fois converti en euro. Il faut aussi noter que la pauvreté fait rage, on voit des pauvres hommes faire de l’essuie-vitres pour les voitures attendant au feu rouge, en espérant toucher quelques pièces ou billets, ça m’a fait beaucoup de peine. Et comme tout ailleurs, on aura pu voir tout type de familles, aisées comme pauvres. Niveau sécurité, juste éviter de traîner tout seul le soir dans certains quartiers du centre-ville, c’est mieux d’être accompagné mais globalement c’est un pays plutôt sûr. Il faut se méfier comme partout, bien évidemment ne pas se balader avec une grosse artillerie de bijoux ou d’objets pouvant attiser les convoitises.

Bref, aucune société n’est parfaite, mais c’est mieux d’être averti pour être moins surpris sur place et mieux s’adapter 🙂 Ça ne change pas que j’ai adoré ce pays dans ses bons comme ses mauvais côtés.

A très vite, Rohayhu Paraguay !

 

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Hello, moi c’est Caro Travel, une infinie passionnée de voyage, sur Instagram depuis 5 ans et blogueuse depuis 1 an. Je prends plaisir à écrire pour vous, sur ce qui pour moi, est clairement notre mission sur Terre, permettant de s’ouvrir l’esprit et de devenir toujours quelqu’un de meilleur ! Et quand on est dans une mauvaise passe aussi, il est la meilleure thérapie. De nature spontanée, vous le verrez, je parle toujours avec le coeur, ainsi vous accédez aux informations les plus transparentes possibles sur chaque destination. J’espère vous partager cet amour de la découverte de nos autres cultures soeurs avec qui on cohabite ! Bonne lecture les amigos :)

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